Appel à communications: “Théâtre et société en Suisse romande (1750-1939)”

Théâtre et société en Suisse romande de la fin de l’Ancien Régime à l’entre-deux-guerres (1750-1939) : pratiques et enjeux socio-culturels

Université de Lausanne, Centre des Sciences historiques de la culture

La Grange de Dorigny (Unil), 5-6 octobre 2018

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, on assiste en Suisse romande à un essor des arts du spectacle : les troupes de comédiens et de chanteurs professionnels en provenance de France se multiplient, des artistes de foire en tous genres se produisent de manière presque ininterrompue ; c’est l’âge d’or du théâtre de société, pratiqué notamment par les élites locales et étrangères. Les premières salles permanentes se construisent sur l’initiative de privés, à Neuchâtel (1769) et à Genève (1783). Le théâtre n’est pas qu’un divertissement, mais aussi un outil pédagogique. Alors que le théâtre d’éducation est volontiers pratiqué au sein des ‘bonnes’ familles protestantes, plusieurs collèges catholiques montent régulièrement des spectacles sur l’impulsion des Jésuites (Fribourg, Jura et Valais).

Si les troubles révolutionnaires marquent un arrêt momentané des représentations publiques, les changements politiques favorisent l’émergence d’un nouveau type de spectacle qui connaîtra un grand succès dans toute la Suisse : les fêtes à caractère patriotique. Les foules se déplacent à Vevey pour assister à la première fête des Vignerons (1797), les bergers d’Unspunnen attirent un large public (1805, 1808). L’exaltation des valeurs suisses débouchera sur divers spectacles commémoratifs. Ils connaissent leur apogée entre 1886 et 1914 avec le succès des Festspiele, de grandes fresques historiques jouées et chantées essentiellement par des amateurs. Nombre d’entre eux se déroulent en Suisse romande : Poème alpestre (Genève 1896), Neuchâtel suisse (Neuchâtel 1898), La Chute de l’Ancienne Confédération (Le Pont 1898), Festival vaudois (Lausanne 1903) ou encore Notre pays (Lausanne 1928). Alors que ces représentations sont généralement jouées en plein air, plusieurs villes de Suisse romande se dotent – toujours sur l’initiative de privés – de salles de spectacle permanentes au cours du XIXe siècle pour accueillir les troupes itinérantes qui sillonnent le territoire (Lausanne 1804, Fribourg 1823, La Chaux-de-Fonds 1837, Vevey 1868, …).

Enfin, dès les années 1860, se créent de nombreuses sociétés de théâtre amateur à Genève, Lausanne, Moudon, Aigle ou encore à Bienne. Très actives pendant l’entre-deux-guerres, elles se fédèrent en 1926 pour créer la Fédération suisse romande des sociétés théâtrales d’amateurs. Les sociétés estudiantines ne sont pas en reste et montent aussi des spectacles. Des initiatives fleurissent au tournant du siècle pour attirer tous les publics au théâtre : « La Muse » propose par exemple, à la fin des années 1890, des représentations populaires à prix réduit. Le Théâtre du Jorat est inauguré au début du XXe siècle, dans le sillage de l’utopie du Théâtre du peuple à Bussang, un théâtre par et pour le peuple.

Ce colloque se fixe pour objectif de mettre en lumière les pratiques et les enjeux socio-culturels du théâtre dramatique et lyrique à une époque où ce divertissement n’est pas encore institutionnalisé. Nombreux sont les fonds d’archives en Suisse romande qui restent encore inexplorés ou mériteraient d’être étudiés avec une approche nouvelle. Les communications, issues d’horizons disciplinaires divers – histoire, histoire de l’art, histoire de la littérature, musicologie –, s’inscriront dans le cadre des orientations suivantes :

  1. Circulation des troupes et réception. Il s’agira de se questionner sur les réseaux artistiques qui se développent à travers les siècles, sur les différentes instances impliquées dans l’accueil des troupes, sur le public qui fréquentait ces spectacles, sur les interactions entre les spectateurs et les artistes de passage, sur les moyens mis en œuvre pour attirer les différents publics (programmation, presse, affiches, prix d’entrée, etc.). Enfin, la réception diffère-t-elle selon l’orientation religieuse des cantons ?
  2. Fonctions sociales du théâtre. Dès le XVIIIe siècle, les spectacles font l’objet d’un contrôle étroit et constant de la part des autorités politiques et religieuses, marquant bien l’impact important de ce divertissement au sein de la société. Alors que le théâtre professionnel est un art itinérant en rupture par rapport à la cité, le théâtre amateur s’inscrit intimement dans le tissu social de celle-ci. Public ou privé, le théâtre participe à l’entretien des valeurs et des codes communs. Comment évolue-t-il en fonction des époques, des lieux et des groupes sociaux qui s’y adonnent, que ce soit pour se divertir ou dans un but pédagogique ?
  3. Enjeux symboliques et identitaires. En mettant en scène des personnages plus ou moins légendaires tirés de l’Ancien Régime et d’époques antérieures (le major Davel, Charles le Téméraire, la reine Berthe, Julia Alpinula, etc.), les Festspiele et les diverses fêtes commémoratives ont contribué à la création d’une culture et d’une histoire « helvétique » communes, au moment où les Confédérés se dotent d’une nouvelle constitution. Quels moyens ont été mis en œuvre et quel a été l’impact de ces spectacles destinés à renforcer le sentiment national ?

Les propositions de communications sont à adresser aux organisateurs, Béatrice Lovis (beatrice.lovis@unil.ch) et Olivier Robert (olivier.robert@unil.ch), avant le 15 janvier 2018.
Délai de réponse : début mars 2018.

Les communications de 20 minutes seront suivies d’un temps de discussion. Les propositions comprendront environ 400 mots. Pour l’édition des actes du colloque, les participants voudront bien faire parvenir le texte de leur communication (30’000 signes max.) le 31 octobre 2018 au plus tard.

Comité scientifique : Prof. François Rosset, Prof. François Vallotton, Prof. Valentina Ponzetto, Delphine Vincent, Olivier Robert, Béatrice Lovis.

Adresse de contact : Béatrice Lovis, Centre SHC, Université de Lausanne, Anthropole, bureau 5180, 1015 Lausanne (beatrice.lovis@unil.ch).

Un spectacle à la Grange de Dorigny se tiendra dans la soirée du vendredi 5 octobre 2018.

Ce colloque bénéficie du soutien financier du Centre des Sciences historiques de la culture, de la Section d’Histoire de l’Université de Lausanne et du programme doctoral CUSO « Etudes sur le siècle des Lumières ».

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Publicazione: “Ricamare l’alfabeto. Le Cappuccine di Lugano e l’educazione femminile” (XVIII e XIX secolo)

Ricamare l’alfabeto. Le Cappuccine di Lugano e l’educazione femminile (XVIII e XIX secolo),

a cura di Manuela Maffongelli e Miriam Nicoli, Bellinzona 2017.

Le Cappuccine di Lugano e l’educazione femminile

Le suore Cappuccine presenti dal 1747 nel Monastero San Giuseppe a Lugano ebbero un ruolo centrale nell’evoluzione dell’educazione femminile in Ticino. Esse tennero quasi dalla fondazione un educandato per le ragazze delle famiglie benestanti e una scuola di carità gratuita per le ragazze del borgo. Il loro impegno educativo fu costante nel tempo. La scuola gestita dalla Cappuccine chiuse definitivamente solo nel 1986 dopo ben 237 anni d’attività.

Il fondo documentario e iconografico dell’ex-convento delle Cappuccine è conservato presso gli Archivi della Diocesi di Lugano. Restituisce preziose testimonianze della vita e dell’attività del convento: cronache, lavori manuali delle suore e delle allieve – tra cui due bellissimi erbari –, disegni ad acquarello, matita, tempera e china delle allieve, immagini sacre e, per il periodo più contemporaneo, album fotografici.

Manuela Maffongelli (AARDT) e Miriam Nicoli (Università di Losanna),
in collaborazione con Gabrio Figini (Archivio Diocesano di Lugano) e Roberta Boffa (AARDT) hanno curato il volume e la mostra “Ricamare l’alfabeto. Le Cappuccine di Lugano e l’educazione femminile (XVIII e XIX secolo)”

www.archividonneticino.ch/ricamare-lalfabeto

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Colloque: Expériences du tirage au sort en Suisse et en Europe, Lausanne, 27-28 octobre 2017

Colloque international 

Expériences du tirage au sort en Suisse et en Europe :
un état des lieux

2017-tirage_Lausanne

 

IEPHI | Université de Lausanne

Château de Dorigny | 27-28 octobre 2017

 

Vendredi 27 octobre

9.00    Accueil
09.30-10.00    Antoine Chollet (Lausanne): Introduction
10.00-10.45    Aurèle Dupuis (Lausanne): Le tirage au sort dans les cantons
« démocratiques » suisses à Landsgemeinde : les expériences menées à Glaris (1640/49-1836) et à Schwyz (1692-1718)
10.45-11.30    Andreas Würgler (Genève): Prendre des décisions dans l’ancienne Confédération (16e-18e siècles)
11.30-12.15    Maxime Mellina (Lausanne): La Suisse et le tirage au sort: de la démocratie aristocratique à la démocratie radicale?

14.15-15.00    André Stappert (Münster): „Aller Unrichtigkeit, Verdacht und argwohniger Reden vurzubouwen“. Das Los in den städtischen Ratswahlen der märkischen Landstadt Unna um 1600
15.00-15.45     Nadir Weber (Berne): Choix divin ou loterie aveugle ? Tirage au sort et dépassement de la contingence dans la République de Berne (XVIIe-XVIIIe siècles)
16.15-17.00     Tilman Haug (Münster): La vie sociale des billets de loterie. Un regard praxéologique sur les loteries des 18e et 19e siècles
17.00-17.30     Alexandre Fontaine (Lausanne & ENS-Ulm): Conclusion

Samedi 28 octobre

10.00    Accueil
10.30-11.15    Louis Grossmann-Wirth (Neuchâtel): Sitz und Stimme : enjeux politiques et symboliques du vote au sein de la Diète du Saint-Empire
11.15-12.00    Raphaël Barat (Lyon): L’introduction du tirage au sort dans les élections dans la République de Genève (1691)
12.00-12.45    Dimitri Courant (Lausanne & Paris 8): Penser le tirage au sort. Modes de sélection, cadres délibératifs et principes démocratiques

14.30-15.15    Patricia Brand & Catherine Guanzini (Archives d’Yverdon): Reconstitution d’un scrutin à ballottes et pratique du tirage au sort à Yverdon
15.15-16.00    Yves Sintomer (Paris 8): L’enfant tirant au sort : la « formule de pathos » du hasard en politique ?
16.00-17.00    Gil Delannoi (SciencesPo Paris): Le tirage au sort comme opération et comme procédure

Lien vers le programme (pdf)

Informations:
alexandre.fontaine[at]unil.ch;
www.unil.ch/iephi

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Tagung “Mapping the Territory: Exploring People and Nature, 1700-1830”, Bern, 21.-23. September 2017

Mapping the Territory: Exploring People and Nature, 1700-1830

21.-23. September 2017

Universität Bern, Hallerstrasse 6

This conference aims to analyse the exploration and “invention” of territories in a comparative perspective. Following the findings of historians emphasising the social and cultural practices around early modern natural history the focus will be on collecting and exchanging, measuring and classifying information on territories of different scope. Thus, we are interested in discussing how various interests and means enabled the production of new forms of knowledge.

Thursday 21 September 2017

11.00–12.00
Simona Boscani Leoni: Welcome and Introduction

Alix Cooper, Stony Brook University, New York: Revisiting Local Knowledge and the Indigenous in Eighteenth-Century Natural History: A Few Thoughts

“Mapping the Americas”

14.00–16.00
Marcelo Fabián Figueroa, Universidad Nacional de Tucumán / CONICET: Unstable Natural Knowledge Production: The Malaspina Expedition at the Edges of Spanish Colonial America (1789/1793)

Stefanie Gänger, Universität zu Köln: Inalienable Truths: ‘Indian’ Informers in the Study of Spanish American Territory, ca. 1770-1900

16.30–18.30
Irina Podgorny, Universidad Nacional de La Plata / CONICET: Change and Continuity: The Bureaucracy of Knowledge in South America

Peter Hanns Reill, University of California, Los Angeles: Enlightenment, Empire and Ethnology: Prince Maximilian Wied-Neuwied’s Expeditions to the New World

Friday, 22 September 2017
“Mapping Europe”

9.00–11.00
Meike Knittel, Universität Bern: Knowing Flora Near and Far: Accumulating Knowledge on Plants in 18th-Century Zurich

Linda Burnett Andersson, Linnaeus University, Växjö and Kalmar: Mapping the Domestic Indigenous: Linnaeus and Instructed Travel in Sápmi and the Scottish Highlands, c. 1730-1800

11.30–13.30
Barbara Orland, Universität Basel: Inventing the Healthy Alps: Farmers, Physicians and the Swiss Whey Cure of the 18th Century

Franceso Luzzini, MPIWG Berlin: In Aspero Solo: Antonio Vallisneri’s Manuscript Primi Itineris per Montes Specimen Physico-Medicum (1705)

14.30–16.30
Mapping Territories through Questionnaires: Some Observations about a Genre
Simona Boscani Leoni, Universität Bern

Martin Stuber, Universität Bern: Social Anthropology avant la lettre: The Perspective of Economic Enlightenment on Traditional Uses in Forests and Wetlands

17.00–19.00
Marta Cavazza, Università di Bologna: The Role of the Idea of Context in Luigi Ferdinando Marsili’s Conception of Natural History

Sarah Baumgartner, Universität Bern: Questionnaires, Parish Registers and Prize Competitions: The Zurich Physical Society’s Sources and Methods for Surveying the Territory

 

Saturday, 23 September 2017
“Mapping Asia”

9.00–11.00
Richard Coulton, Charles E. Jarvis, Queen Mary University / Natural History Museum, London: Discovering China: James Cuninghame’s Practices of Knowledge Production in Amoy (1698) and Chusan (1700-03)

Pratik Chakrabarti, University of Manchester: The Canal of Zabeta Khan: Mapping Landscapes, Mapping History

11.30–13.30
Chetan Singh, Indian IAS, Shimla: Creation of ‘Scientific’ Knowledge and the Colonial Exploration of the Himalaya, 1780- 1850

Andreas Weber, University of Twente: Making Governance Work: Paper and Natural History in the Early Nineteenth Century Dutch Empire

13.30–13.50
Kaspar von Greyerz, Universität Basel: Conference Wrap-Up

Registration until 11 September 2017: meike.knittel[at]hist.unibe.ch

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Call for Papers: “Bibliotheken und Museen in der Schweiz”, 24-25. Mai 2018

CALL FOR PAPERS

Bibliotheken und Museen in der Schweiz : Überschneidende Geschichten (18.–19. Jahrhundert)

Interdisziplinäre Konferenz, historisches Museum Lausanne

24–25. Mai 2018

Für viele Bibliotheken des „Ancien Régime“ ist die Anwesenheit von Gegenständen und veritablen Kuriositäten-Kabinetten charakteristisch. In der Tat ist das Zusammenspiel zwischen Büchern und Gegenständen seit dem 17. Jahrhundert ein zentrales Thema des Bibliothekswesens: Münzen, Medaillen, Instrumente, Proben aus der Natur und exotische Artefakte interagieren mit den Büchern und erweitern das enzyklopädische Wissen der Bibliothek. Sie stellen, gleichzeitig als Verzierung und als Ergänzung des Bücherwissens, die materielle Dimension des Geschriebenen dar.

Im Anschluss an die Französische Revolution, die das Museum als öffentlichen Raum für didaktische, kulturelle und bürgerliche Zwecke verkündete, werden diese Gegenstände nach und nach aus den Bibliotheken entfernt und führen in vielen Fällen zur Entstehung von Museen. Zwischen dem Ende des 18. und während des ganzen nächsten Jahrhunderts entstehen in der Tat unzählige Museen aufgrund von Sammlungen von Objekten, die aus dem Bibliotheksraum „ausgelagert“ wurden. Die Ursachen dieser Trennungen sind praktische, da diese Sammlungen einen Umfang erreicht hatten, der es ihnen nicht mehr erlaubte, in den für die Bücher geplanten Ablageflächen zu verbleiben. Aber politische, wissenschaftliche und sogar epistemologische Ursachen werden ebenfalls in Betracht gezogen. Nichtsdestotrotz erscheinen in dieser Perspektive Bibliotheken und insbesondere öffentliche Bibliotheken als „Prototypen“ der Museen und die Grundvoraussetzung für die Entstehung eines regionalen und nationalen Museumspanoramas.

Die Schweiz und ihre Städte illustrieren deutlich die Fruchtbarkeit dieses Zusammenspiels. Die Sammlungen der Genfer Bibliothek, der Bibliothek der Akademie von Lausanne und der Burgerbibliothek Bern, um nur ein paar Beispiele zu nennen, initiieren und fördern zunächst die Entstehung der Naturkundemuseen ihrer jeweiligen Städte und später der Kunst-, Geschichts- und Ethnographiemuseen.

Trotz ihrer Wichtigkeit hat diese Wechselbeziehung in der Forschung bisher erst wenig Interesse geweckt. Es bleiben im Gegenteil disziplinäre Grenzen bestehen zwischen Spezialisten der Bibliotheksgeschichte und der Museumsgeschichte. Erstere teilen den Objektsammlungen der Bibliotheken eine grundsätzlich untergeordnete Rolle im Forschungsprogramm der Bibliothek der Aufklärung zu, letztere konzentrieren den Blick auf das Museum erst, wenn es eine unabhängige Existenz erworben hat. Es ist diese Lücke, die unsere Konferenz zu schliessen vorschlägt. Um interdisziplinäres Denken zu fördern, sollen Sammlungshistoriker und Fachleute der Bibliotheken und Museen zusammentreffen, um eine Reihe von Fallstudien zu präsentieren. Die Konferenz wird sich vor allem auf die Schweiz konzentrieren, um die geographische Lokalisierung der Fragestellung zu erleichtern. Allerdings sind Vorschläge für Beispiele aus anderen Regionen ebenfalls willkommen, soweit sie zur Formulierung von methodischen Grundlagen beitragen.

Vier Themenfelder sollen die Diskussionen strukturieren:

  1. Zuerst soll der Status der Objektsammlungen in den Bibliotheken hinterfragt werden, um die ursprünglichen Bedingungen ihrer Ankunft und Anordnung zu verstehen. Ebenso wollen wir ergründen, wie diese Gegenstände ihren Platz in den Büchersammlungen bestreiten;
  1. Wir werden auch die Frage nach der Trennung von den Büchern stellen: was motiviert diese Trennung? Wer sind die Akteure? Was bewirken diese Veränderungen innerhalb der Bibliothek? Wie soll man sich den Bezug zwischen dem im Entstehen begriffenen Museum und der Bibliothek vorstellen? Wie wird er aufrechterhalten? Warum bricht er ab?
  1. Wir werden darauf die Problematik des Sinn-Verlusts angehen, der häufig auftritt, wenn die Gegenstände Spezialsammlungen zugewiesen werden; ein Verlust, der sich wiederum in der Verwaltungspolitik der Sammlungen bemerkbar macht;
  1. Zuletzt werden wir unsere Aufmerksamkeit auf methodischen Fragen legen: ist eine Vereinigung der Bibliotheksgeschichte mit der Museumsgeschichte wirklich machbar? Welche Arten von Quellen können nützlich sein? Und wie steht es heute um das Zusammenspiel Bibliotheken / Museen bei der Verwaltung von Kultureinrichtungen? Beeinflusst es die zeitgenössische Kulturpolitik?

Der behandelte Zeitraum erstreckt sich vom 18. bis zum Ende des 19. Jahrhunderts; Beiträge, die das 20. Jahrhundert betreffen werden jedoch akzeptiert, wenn sie sich auf aus früheren Jahrhunderten abgeleiteten geerbten Vorgehensweisen oder Diskursen beziehen.

Referate von Einzelpersonen sind auf 25 Minuten, als Zweierteam auf 40 Minuten beschränkt. Vorschläge in Französisch, Deutsch, Italienisch oder Englisch sollen etwa 300 Worte beinhalten. Sie sind an Rossella Baldi (rossella.baldi@unine.ch) und Valérie Kobi (valerie.kobi@uni-bielefeld.de) zu senden.

Frist für die Zusendung der Vorschläge ist der 31. August 2017. Die Antworten werden im Oktober 2017 mitgeteilt.

Wissenschaftliches Komitee: Rossella Baldi, Danielle Buyssens, Valérie Kobi, Claude-Alain Kuenzi, Matthias Oberli, Michel Schlup, Martin Schultz.

→ Call for papers (französisch/deutsch)

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Colloque, “La biographie au XVIIIe siècle”, UniBe, 7 juin 2017

Colloque « La biographie au XVIIIe siècle »

Université de Berne, mercredi 7 juin 2017
Unitobler Salle F 005

Programme

9h00 : Accueil par Michèle Crogiez Labarthe (UNIBE) et Adrien Paschoud (UNIBAS)

9h20 : Prof. Catherine Volpilhac-Auger (ENS-Lyon), « La vie à l’œuvre : la biographie des hommes de lettres »

9h50 : Prof. Alexandre Wenger (Université de Fribourg), « Histoire et biographie médicale : le cas Marc-Antoine Petit (1766-1822)

11h00 : Dr. François Jacob (Université de Besançon), « La vie de Voltaire : entre occupation et Libération »

11h30 : Dr. Charles Vincent (Paris-IV), « Le Néron des Lumières »

12h00 Questions et discussion

14h00 : Prof. François Rosset (Université de Lausanne), « Le modèle biographique dans quelques romans romands du XVIIIe siècle »

14h30 : Dr. Corinne Fournier (UNIBE) : « Madame de Staël vue par le public polonais »

15h00 Questions et table ronde autour d’un café, animée par le Prof. Jean-Louis Jeannelle

→ Programme complet

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Evénement Lumières.Lausanne, “Des archives au numérique”, 31 mai 2017

L’équipe de Lumières.Lausanne a le plaisir de vous inviter à la présentation des projets de sa plateforme en ligne :

Le Pays de Vaud au coeur des débats européens
Des archives au numérique

31 mai 2017
Université de Lausanne
Anthropole, auditoire 2064
17h15 – 19h15

Affiche Lumières.Lausanne 31.05.2017 webProgramme

17h15   Introduction, par Béla Kapossy et Béatrice Lovis

17h30   Défis de l’édition numérique, par Elisabeth Holm

17h45   A. C. Chavannes et sa ‘science générale de l’homme’, par Rémy Zanardi et Christian Grosse

18h00   Le potentiel critique de la correspondance de Mirabeau à Sacconay, par Auguste Bertholet

18h15   Editer un scriptomane : La Harpe et la Russie, par Danièle Tosato-Rigo, Matthieu Clément, Gregor Jancik

18h30   Barbeyrac et le droit naturel en Suisse romande, par Simone Zurbuchen et Béla Kapossy

19h00   Définir la ‘culture littéraire’ en Suisse romande au XVIIIe siècle, par François Rosset

19h15   Apéritif

Brève présentation
Lumières.Lausanne est une plateforme qui met à disposition des chercheurs et de tout public intéressé par le riche passé culturel de la Suisse francophone des transcriptions de sources jusqu’alors inédites, de la littérature secondaire et des biographies de personnalités qui l’ont marqué. Il s’agit non seulement d’un instrument de recherche et d’un support de publications, mais aussi d’un outil d’enseignement académique, puisqu’elle associe des étudiant-e-s de niveau master et des doctorant-e-s à la saisie et à la valorisation des données. A ce titre, la plateforme sert de laboratoire en humanités digitales, permettant de développer des connaissances dans ce domaine en expansion. La base de données se transforme continuellement en intégrant de nouveaux éléments afin d’améliorer les échanges entre les chercheurs et un public plus large.

Sept projets, dont certains en partenariat avec d’autres institutions, seront visibles dès le 31 mai 2017 sur la plateforme Lumières.Lausanne. Il s’agit, dans l’ordre chronologique de leur développement, des projets Société du comte de la Lippe (1742-1747), Journal helvétique (1732-1782), Correspondance de MirabeauSacconay (1731-1784), La Harpe et la Russie (1783-1795), A. C. Chavannes et sa “Science générale de l’homme” (1788), Correspondance Barbeyrac (1702-1743) et Droit naturel en Suisse (1625-1850).

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Publication: “L’Enclos des Lumières”, par François Rosset, 2017

François Rosset, L’Enclos des Lumières. Essai sur la culture littéraire en Suisse romande au XVIIIe siècle, Chêne-Bourg, Georg Editeur, 2017

Au début du XVIIIe siècle, dans l’espace qu’on appelle déjà « Suisse romande », une culture littéraire spécifique commence à se développer. Le temps des Lumières verra s’amplifier et se consolider ce mouvement qui nous a légué un patrimoine imprimé et manuscrit d’une très grande richesse.

2017 Rosset Enclos des LumieresCes productions qui résultent de conditionnements particuliers – géophysiques, politiques, confessionnels, anthropologiques, rhétoriques, épistémologiques, moraux – sont généralement éclipsées par les chefs-d’œuvre de Rousseau, d’Isabelle de Charrière ou de Germaine de Staël ; mais leur étude s’avère profitable, car elle permet de mettre au jour la constitution de cette culture littéraire qui, propre à une contrée à la fois très dépendante et très éloignée de la métropole française, finira par se cristalliser dans une forme de conscience nationale.

Plutôt que de célébrer les propriétés de cette culture, ce livre propose de remonter aux sources de notre imaginaire en examinant la formation d’une mythologie qui continue de nourrir, par les images, les figures et les croyances qu’elle a fixées, un sentiment de singularité helvétique dont on mesure encore de nos jours, pour le meilleur et pour le pire, le pouvoir de séduction.

Commander le livre

François Rosset est professeur de littérature française à l’Université de Lausanne. Ses travaux portent principalement sur les formes de la fiction au XVIIIe siècle, les Lumières helvétiques et le Groupe de Coppet, l’imagologie littéraire, l’œuvre de Jean Potocki.

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Exposition sur Germaine de Staël et Benjamin Constant, à la Fondation Bodmer, 20 mai-1er oct. 2017

“L’esprit de liberté”

du 20 mai 2017 au 1er octobre 2017

L’année 2017 sera marquée par un double anniversaire exceptionnel, puisque l’on commémorera à la fois le bicentenaire de la mort de Germaine de Staël (Paris, 14 juillet 1817) et les 250 ans de la naissance de Benjamin Constant (Lausanne, 25 octobre 1767).

2017_05_20_Expo_BodmerCette coïncidence de calendrier est une occasion idéale de mettre en valeur la trajectoire mouvementée et l’œuvre foisonnante de ce « couple » qui compte parmi les plus célèbres de l’histoire littéraire et politique du monde francophone. Pionniers du romantisme et du libéralisme, précurseurs de l’écriture intime, penseurs majeurs de la modernité, Germaine de Staël et Benjamin Constant ont joué un rôle décisif dans la vie intellectuelle de leur temps, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles.

Pour célébrer ce double anniversaire, la Fondation Martin Bodmer accueillera une exposition créée en collaboration avec l’Institut Benjamin Constant (Université de Lausanne) et la Société des études staëliennes (Paris). Elle retracera l’itinéraire de ces deux grandes figures, en mettant en évidence la multiplicité de leurs engagements (combat en faveur des libertés individuelles, opposition à Napoléon, valorisation de la culture allemande…), ainsi que la richesse de leurs idées, lesquelles sont encore d’une étonnante actualité.

Mettant à profit différents types de supports (manuscrits, livres anciens, tableaux, gravures, objets…), ce parcours permettra d’éclairer de manière renouvelée, à travers deux destins croisés, une période charnière durant laquelle s’est dessiné l’avenir de l’Europe, entre Lumières, Révolution, Empire et Restauration.

Site de la Fondation Bodmer
→ Affiche de l’exposition
→ Livre-catalogue de l’exposition (sommaire) / Commander le catalogue

→ Article du Temps (10 juin 2017)

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Colloque “fémin|in|visible Femmes de lettres à l’époque des lumières”, Unil, 11-13 mai 2017

fémin|in|visible

Femmes de lettres à l’époque des lumières

Colloque international, Université de Lausanne, 11 – 13 mai 2017

Jeudi 11 mai (Amphimax 340.1)

16h – 17h Plénière d’ouverture / Hilary Brown (University de Birmingham)
Female Translators in History: Towards a ‘Woman-Interrogated’ Approach

17h – 17h30 Karen Seago (City University of London)
On the Invisibility of Pre-feminist Translation Strategies, as Opposed to the Interventionist Strategies Associated with late 20C Feminist Translation.

Vendredi 12 mai (Amphimax 414)

9h – 9h30 Agnes Whitfield (York University Toronto)
Émilie du Châtelet as Translator: Sociability and Agency in Contexts of Multiple (In)visibilities

9h30 – 10h Alexander Nebrig (Humboldt-Universität zu Berlin)
Verdeckte Vermittlung. Friederike Helene Unger und die Kunst der anonymen Publikation

11h – 11h30 Daniele Vecchiato (Humboldt-Universität zu Berlin/Università Ca’ Foscari di Venezia)
„Wir haben uns große Freyheiten mit unserm Original genommen“. Benedikte Naubert als Übersetzerin zwischen Texttreue und Innovation

11h30 – 12h Angela Sanmann (Université de Lausanne)
Weltbürgerin (in)visible : déguisement et diversion chez Fanny de Beauharnais et Sophie von La Roche

14h – 14h30 Valérie Cossy (Université de Lausanne)
Tolérance et louvoiement selon Isabelle de Charrière : traduire Elizabeth Inchbald au village quand on est femme des Lumières (1797)

14h30 – 15h Simone Zurbuchen, Justine Roulin (Université de Lausanne)
Métamorphoses de la sympathie : traduction et commentaire critique de la Theory of Moral Sentiments d’Adam Smith par Sophie de Grouchy, Marquise de Condorcet

15h – 15h30 Gabriele Ball (Herzog August Bibliothek Wolfenbüttel)
Die Arbeitsbibliothek der kulturellen Vermittlerin Luise Gottsched. Englische Literatur im Catalogue de la bibliotheque choisie de feue Madame Gottsched, née Kulmus

16h – 16h30 Vera Gerling (Heinrich-Heine-Universität Düsseldorf)
Meta Forkel-Liebeskind als Übersetzerin von Pierre Raymond de Brissons Histoire du naufrage et de la captivité de M. de Brisson (1789) – zu Selbst- und Fremdwahrnehmung

16h30 – 17h Vera Gerling (Heinrich-Heine-Universität Düsseldorf)
Meta Forkel-Liebeskind als Übersetzerin von Pierre Raymond de Brissons Histoire du naufrage et de la captivité de M. de Brisson (1789) – zu Selbst- und Fremdwahrnehmung

Samedi 13 mai (Amphimax, 414)

9h – 9h30 Emily Paull (Université de Lausanne)
Writing Across Borders: Cultural-linguistic Transfer in the Correspondence of Germaine de Staël and Fanny Burney

9h30 – 10h Camille Logoz (Université de Lausanne)
La pseudo-traduction au féminin : des femmes de papier aux femmes de lettres

11h – 11h30 Ivana Lohrey (Universität Augsburg)
Marie Leprince de Beaumont : une femme de lettres transfrontalière

11h30 – 12h00 Martine Hennard Dutheil de la Rochère (Université de Lausanne)
Madame de Beaumont auto-traductrice : l’histoire sans fin des contes entre traduction et réécriture

14h – 15h Plénière de clôture/ Gillian Lathey (Roehampton University)
Unfolding Young Minds: Mary Wollstonecraft (1759-97) and Sarah Austin (1793-1867) as Translators of Children’s Literature

15h – 15h30 Discussion conclusive

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