TSL – Kritiken und Essays

Neuheiten 2015-2016


Thomas BAUMANN, Das helvetische Parlament: Parlamentarismus im Lichte des Gegensatzes zwischen aufgeklärter Bildungselite und revolutionären Patrioten, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 17, Genève, Editions Slatkine, 2013, 362 p. (bestellen)

Das helvetische Parlament Slatkine 2013Lange Zeit stand die Historiographie dem Parlament der Helvetischen Republik (1798-1803) kritisch gegenüber. Vor allem wurde die Partei der sogenannten «Patrioten» als eine der hauptsächlichen Triebfedern für das Scheitern der helvetischen Legislative und damit der Helvetischen Republik an sich angesehen. Damit tradierten vornehmlich liberal geprägte Historiker die Sichtweise der helvetischen Zeitgenossen wie z.B. Albrecht Rengger, nach dessen vielzitiertem Urteil «Menschen ohne Cultur und Erziehung» einen Grossteil der helvetischen Räte ausmachten. Erst in jüngerer Zeit begannen Historiker wie Holger Böning oder Christian Simon die unvoreingenommene Auseinandersetzung mit den «Patrioten» zu fordern; hier setzt diese Arbeit an. Ausgehend von der Leitfrage, ob die «Patrioten» tatsächlich in egoistischer Haltung und ohne die notwendigen Kenntnisse der politischen Arbeit die Helvetische Republik sabotiert haben, oder ob sie nicht vielmehr einen notwendigen Gegenpol zu den frühliberalen «Republikanern» dargestellt haben, wird anhand von drei charakteristischen Debatten sozusagen der politische Stil des Parlaments untersucht. Die Debatten offenbaren einen äusserst lebhaften Einblick in die Arbeit des Helvetischen Parlaments und zeugen von einem in Anbetracht der zeitlichen Umstände erstaunlich professionalisierten Betrieb. Die Arbeit wird komplettiert durch eine Analyse des Kontexts und wirft damit einen eingehenden Blick auf die Funktionsweise des Parlaments – insbesondere anhand des bislang von der Forschung vernachlässigten Ratsreglements.

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Miriam NICOLI, Les savants et les livres. Autour d’Albrecht von Haller (1708-1777) de Samuel Tissot (1728-1797), coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 16, Genève, Editions Slatkine, 2013, 362 p. (bestellen)

Les savants et les livres_Slatkine_2013

Savants renommés dans l’Europe des Lumières, Albrecht von Haller et Samuel-Auguste Tissot ont été en prise directe avec la seconde révolution du livre et l’évolution des modes de diffusion scientifique au XVIIIe siècle. Leur correspondance, mise en perspective de façon captivante dans cet ouvrage, s’en fait l’écho. Comment maîtriser la masse grandissante d’informations et rester au courant des nouveautés de la librairie ? Pour quel public écrire et comment? Au fil de l’étude minutieuse de la place du livre dans le quotidien des deux savants, cet ouvrage plonge son lecteur dans les coulisses de la communication scientifique. Il met en relief les multiples acteurs au parcours souvent obscur qui concourent à la réalisation du produit fini : copistes, traducteurs, libraires- éditeurs, dessinateurs et graveurs. Prenant le contrepied de l’image idyllique du savant – lecteur paisible et auteur respecté – il examine les pratiques qui marquent son rapport à la production scientifique et à l’imprimé. Se procurer des ouvrages, estimer leur qualité, prendre des notes, marchander le prix d’une page avec un éditeur, trouver un bon copiste, juger de la qualité d’une traduction, se protéger des contrefaçons ou encore gérer le stress et les pathologies liés à la vie studieuse… Examinée sous ses aspects les plus divers et surtout les plus concrets, la vie scientifique à l’époque des Lumières a tout ici du parcours du combattant. Les différents types de lectorat, lecteurs non-savants compris, qui à leur façon manipulent le livre scientifique, en sont partie intégrante.
Cet ouvrage très documenté s’adresse aussi bien aux historiens des sciences et du livre et aux spécialistes du XVIIIe siècle qu’à un large public intéressé par la vie quotidienne des savants et par la construction des savoirs à l’époque des Lumières.
Docteur ès Lettres, Miriam Nicoli est spécialiste de l’histoire culturelle des sciences. Sa thèse de doctorat, dont est issu ce livre, a reçu un Prix de Faculté de l’Université de Lausanne.

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Jesko REILING, Daniel TRÖHLER (éd.), Entre hétérogénéité et imagination. Pratiques de la réception de Jean-Jacques Rousseau – Zwischen Vielfalt und Imagination. Praktiken der Jean-Jacques Rousseau-Rezeption, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 15, Genève, Editions Slatkine, 2013, 446 p. (bestellen)

A l’occasion du 300e anniversaire du philosophe et écrivain genevois Jean-Jacques Rousseau, cet ouvrage réunit vingt contributions sur sa réception. Ces textes sur la pédagogie, la philosophie, la littérature, la théologie, les médias et l’art abordent différentes formes et pratiques des hommages rendus à Rousseau du XVIIIe siècle à nos jours. Par leurs différences, voire leur disparité, les études en allemand, français et anglais prouvent que même si Rousseau était une vedette avant la lettre, il n’a toujours pas été possible de lui donner une image unifiée. C’est dans ce contexte que ce recueil offre un panorama des différentes images de Rousseau, tant chez ses contemporains que chez ses successeurs, qui sont très diverses. Chacune des contributions originales constitue une enquête indépendante sur un thème donné afin de resituer Rousseau (ou sa réception) dans une constellation spécifique et de l’éclairer sous l’angle de la discipline dont elle relève. Trois contributions se consacrent à certains aspects de la mise en scène de Rousseau par lui-même, les autres traitant, par tranches d’un siècle, la manière dont il a été reçu aux XVIIIe, XIXe, XXe et XXIe siècles. Les pratiques de réception qui ne s’accordent pas avec l’histoire des idées traditionnelle mais font partie des phénomènes liés au culte de Jean-Jacques Rousseau y sont mises en lumière.

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Silvia ARLETTAZ, René PAHUD DE MORTANGES, Daniel TRÖHLER, Andreas WÜRGLER, Simone ZURBUCHEN (éd.), Droits de l’homme et constitution moderne. La Suisse au tournant des XVIIIe et XIXe siècles – Menschenrechte und moderne Verfassung. Die Schweiz im Übergang vom 18. zum 19. Jahrhundert, actes du colloque à l’Université de Fribourg, novembre 2010, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 14, Genève, Editions Slatkine, 2012, 376 p. (bestellen)

Ce volume est consacré à l’histoire des droits de l’homme en Suisse au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. En comparaison avec les recherches de Lynn Hunt sur les origines des premières déclarations des droits de l’homme ou avec la généalogie des droits de l’homme de Hans Joas, par exemple, cette publication s’inscrit dans des cadres chronologique et géographique restreints. Grâce à une approche interdisciplinaire du sujet, elle conduit parfois à des résultats surprenants, qui remettent en cause le classement traditionnel des droits de l’homme en ‹générations› consécutives. La particularité de ce volume est de ne pas se limiter à aborder les droits de l’homme et les constitutions modernes à travers la perspective des anciennes et nouvelles élites politiques. Les contributions traitent également des problèmes liés à l’application de principes constitutionnels abstraits dans une période de bouleversements révolutionnaires, ainsi que de l’usage des droits de l’homme par les populations rurales et citadines.

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Valérie KOBI (éd.), De la théorie à l’action. Les savoirs et leur mise en scène en œuvre au siècle des Lumières – Von der Theorie zur Praxis. Theorien und ihre Umsetzung im Zeitalter der Aufklärung, actes du colloque de Neuchâtel, 10-12 décembre 2009, avec la coll. de Pascal Griener, François Rosset et de Simone Zurbuchen, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 13, Genève, Editions Slatkine, 2011, 304 p. (bestellen)

Le rapport du savoir à l’action absorbe une portion importante de la réflexion des Lumières européennes. Dans sa dimension idéalisée, la figure du philosophe recouvre celle d’un législateur, d’un conseiller des princes. Au début de la Révolution française, l’idée s’impose même que la Loi, définie par la Raison, doit régner d’elle-même, jusqu’à rendre l’exécutif presque inutile ; cet idéal connaîtra rapidement le désenchantement, que sanctionnent le Consulat puis l’Empire. – Tous les domaines de la pratique soulèvent un intérêt nouveau : les secteurs les plus prosaïques de la technique, du faire, jadis méprisés au nom de la suprématie des arts libéraux, acquièrent une dignité nouvelle. L’Encyclopédie leur accorde une place fondamentale. Bref, l’impact de la théorie a fait l’objet d`intenses débats, que reflètent les interventions pluridisciplinaires présentées lors du colloque De la théorie à l’action. Les savoirs et leur mise en œuvre au siècle des Lumières (Neuchâtel, Hôtel Du Peyrou, 10-12 décembre 2009). Les différents articles proposés dans ce recueil montrent en outre à quel point les savants suisses participent activement à la réflexion intellectuelle de leur époque, faisant ainsi du territoire helvétique une caisse de résonance des Lumières européennes (…).

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André HOLENSTEIN, Béla KAPOSSY, Daniela TOSATO-RIGO, Simone ZURBUCHEN (éd.), Reichtum und Armut in den schweizerischen Republiken des 18. Jahrhunderts – Richesse et pauvreté dans les Républiques Suisses au XVIIIe siècle, actes du colloque de Lausanne des 23-25 novembre 2006, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 12, Genève, Editions Slatkine, 2010, 328 p. (bestellen)

Ce volume réunit une vingtaine de contributions de différentes disciplines présentées au colloque international Richesse et pauvreté dans les Républiques suisses organisé à l’université de Lausanne en novembre 2006. Placé sous l’égide de la Société suisse pour l’étude du XVIIIe siècle, ce dernier a été mis sur pied à l’initiative d’historiens des idées et d’historiens s’intéressant aux pratiques politiques, socio-économiques et culturelles dans l’Ancienne Confédération. Sans rechercher l’exhaustivité, ce colloque a mis l’accent, plutôt que sur deux situations au caractère antithétique, sur un binôme problématique: conçues dans un rapport dialectique, richesse et pauvreté renvoient au final à l’inégale répartition des ressources et aux tensions qui l’habitent. Des tensions que le flot d’écrits consacrés à l’époque des Lumières à la question de la pauvreté traduisent de manière éloquente. Qu’elles soient générées par des changements économiques structurels ou conjoncturels, des variations de niveaux de vie, la mobilité sociale, une crise (celle de 1770/71 par exemple), par le développement d’une économie marchande englobant les campagnes, par la mise en péril de l’équilibre bourgeois-habitants, mais aussi par des changements culturels – impact des idées des Lumières, laïcisation de la société -, ces tensions suscitent des interrogations qui ont constitué le fil rouge de ce colloque, et la matière à plusieurs de ses discussions, réparties en cinq volets: I. Les républiques suisses et leurs pauvres, II. Du luxe monarchique à la frugalité républicaine, III. Au-delà du luxe et de la charité, IV. Assistance et concepts éducatifs, V. Solidarité et distinction.

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Valérie COSSY, Béla KAPOSSY, Richard WHATMORE (éd.), Genève, lieu d’Angleterre, 1725-1814 – Geneva, an English Enclave, 1725-1814, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 11, Genève, Editions Slatkine, 2009, 348 p.  (bestellen)

Ce livre a pour point de départ une remarque faite en 1814 par l’historien et économiste Jean-Charles-Léonard Simonde de Sismondi selon laquelle Genève serait devenue “une ville anglaise sur le Continent”. Les différentes contributions qui le composent permettent de situer le contexte dans lequel s’insère cette description quelque peu inattendue. Les relations tissées par Genève avec la Suisse, la France ou l’Italie ont déjà fait l’objet de nombreux travaux de la part des historiens. Mais les liens entre Genève et l’Angleterre, par contre, ont été négligés par les chercheurs. Ce livre dévoile l’ampleur de ces liens et des échanges entre la république indépendante de Genève et la monarchie britannique, entre la culture et les mœurs anglaises et celles de l’élite genevoise, entre quelques personnalités de premier plan et entre les institutions religieuses, littéraires et scientifiques de part et d’autre. Genève, lieu d’Angleterre retrace les progrès de l’anglomanie montante et le déclin de l’anglophobie, une évolution qui affecte Genève à l’image d’autres petits états indépendants en Europe pendant le “long dix-huitième siècle”. Réunissant des spécialistes en histoire, en littérature, en philosophie et en économie politique, Genève, lieu d’Angleterre est un bon exemple de recherche comparative et interdisciplinaire qui devrait intéresser les étudiants et les chercheurs aussi bien en lettres qu’en sciences sociales.

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Benno SCHUBIGER (éd.), Collections et pratiques de la collection en Suisse au XVIIIe siècle – Sammeln und Sammlungen im 18. Jahrhundert in der Schweiz, actes du colloque de Bâle, 16-18 octobre 2003, avec la coll. de Dorothea Schwinn Schürmann et Cecilia Hurley, Genève, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 10, Editions Slatkine, 2007, 536 p. (bestellen)

Das Kolloquiun « Sammeln und Sammlungen im 18. Jahrhundert in der Schweiz » versammelte im Oktober 2003 in Basel ein Interessiertes Publikum und 24 Referenten und Referentinnen aus Frankreich, Deutschland, Österreich, den Niederlanden und der Scheiz. Im interdisziplinären Dialog beleuchteten diese in drei Themenkreisen zahlreiche Aspekte des schweizerischen Sammlungswesens im Zeitalter der Aufklärung : « Sammler – und Sammlungstypen », « Vermittler unt Vermittlung » sowie « Methoden und Strömungen » bildeten die drei Sektionen, welche unterschiedliche Schwerpunkte in den verschiedenen Wissenschaftsbereichen Geschichte, Kunstgeschichte, Literatur und Wissenschaftgeschichte darlegten. Die Vorliegende Aktenpublikation wirft – aufbauend auf unterschiedlichen Forschungsansätzen und auf Aufsätzen über Methodendiskurse – neue Lichter auf Sammler und Sammlungen in Basel, Bern, Zürich, Luzern, Neuenburg un Genf. Darüber hinaus bringt sie Einblicke in das bibliophile Sammeln durch Bibliotheken. Eine Anzahl von Beiträgen beleuchtet die zahlreichen Beziehungen der Schweiz mit dem Ausland. Und erbringt den Nachweis, dass auch ein Land ohne spektakuläre Weltmuseen und Fürstenkollektionen die Sammelleidenschaften im Europa des 18. Jahrhunderts befruchten konnte.


Valérie COSSY, Jane Austen in Switzerland. A Study of the Early French Translations, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 8, Genève, Editions Slatkine, 2006, 336 p. (bestellen)

Jane Austen’s novels are among the best-loved in all of English literature. They are read and admired by a large audience in the English-speaking world, uniting highbrow criticism and popular culture. In the French-speaking world, on the other hand, Jane Austen is relatively unknown. Her novels may have been available in translation since the beginning of the nineteenth century, but French readers remain largely unaware of her canonical status in her own culture. She is for them the charming author of some pleasant romantic novels, but hardly a serious writer. A great novelist in the view of English and American literary criticism, she is little more than a quintessentially English spinster for French readers. Focusing on the early moment of the French reception of Austen’s work, this book charts the origin of this discrepancy. Pride and Prejudice and Mansfield Park were the first of Austen’s novels to appear in French in a periodical called the Bibliothèque Britannique, published in Geneva between 1796 and 1815. The editors of the Bibliothèque Britannique aimed at the dissemination of British material over the continent. In their hands novels were trimmed to become suitable reading for “mothers and daughters”. A translation of Sense and Sensibility and then of Persuasion soon followed. These were the work of Isabelle de Montolieu, a rather formidable literary figure in the French book trade of the early nineteenth century. From her house near Lausanne, the baronne Isabelle de Montolieu, as she was known, made a living out of her numerous adaptations from German and English fiction, which she knew how to transform in order to please French readers. Her name and reputation were to eclipse those of Jane Austen for a long while.


Wiebke ROBEN DE ALENCAR XAVIER, Salomon Gessner im Umkreis der Encyclopédie, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 5, Genève, Editions Slatkine, 2006, 536 p. (bestellen)

Der Schweizer Dichter, Maler, Verleger und Zürcher Ratsherr Salomon Gessner (1730-1788) gehört zu den Schlüsselfiguren der europäischen Aufklärung. Die erstmals chronologische und systematische Auswertung seiner Briefwechsel und die Analyse seiner Rezeption in französischer Sprache, fassbar in Vorreden, Rezensionen, Illustrationen sowie Übersetzungskonzeptionen, legen exemplarisch frei, inwiefern sich in der zweiten Hälfte des 18. Jahrhunderts über kulturellen Transfer Fremd- und Eigenwahrnehmungen formierten und transformierten. Die dynamischen Wechselbeziehungen zwischen Zürich, den anderen schweizerischen Regionen, den deutschen Territorialgebieten, England, Italien und vor allem Frankreich zeigen dabei, dass gerade Gessners Anteil an der Aufklärung im Hinblick auf eine Literaturgeschichte des kulturellen Austauschs erheblich zu differenzieren und teilweise neu zu bewerten ist.


Jean-Daniel CANDAUX, Alain CERNUSCHI, Clorinda DONATO et Jens HÄSELER (éd.), L’Encyclopédie d’Yverdon et sa résonance européenne. Contextes-contenus-continuités, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 7, Genève, Editions Slatkine, 2005, 512 p. (bestellen)

Les travaux réunis dans ce volume apportent de nouveaux éclairages sur l’encyclopédisme européen de la seconde moitié du XVIIIe siècle : ils associent l’étude des représentations (horizons d’attente, modèles implicites commandant les métamorphoses de la forme encyclopédique) et l’étude des pratiques rédactionnelles et éditoriales (circulation des textes et des images, modes de traitement des sources, transformation des contenus). En donnant une place prépondérante à l’Encyclopédie dite d’Yverdon qu’il situe dans un contexte largement international, cet ouvrage participe aussi, dans le prolongement des premiers volumes de la série, à une réflexion renouvelée sur les Lumières helvétiques.

Die Studien dieses Bandes werfen ein neues Licht auf di Enzyklopädiebewegung der zweiten Hälfte des 18. Jahrhunderts. Sie verbinden die Untersuchung der Repräsentationen, d.h. der Erwartungshorizonte und der die enzyklopädischen Metamorphosen leitenden impliziten Vorbilder, mit der Analyse der redaktionellen und verlegerischen Praxis, darunter der Zirkulation von Text- und Bildmaterial, des Umgang mit den Quellen und der Umformung der Inhalte. Indem die sogenannte Encyclopédie d’Yverdon hier in einem weiten, internationalen Kontext verortet wird, kann der Studienband ebenfalls, und damit reiht er sich in die Publikationen dieser Reihe würdig ein, einen Beitrag zur Neubetrachtung der Schweizer Aufklärung leisten.


Claire JAQUIER (sous la dir.), La sensibilité dans la Suisse des Lumières. Entre physiologie et morale, une qualité opportuniste, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 6, Genève, Editions Slatkine, 2005, 376 p. (bestellen)

Dans son double sens, physiologique et moral, la sensibilité se situe à l’intersection des curiosités scientifiques et philosophiques les plus vives des Lumières. Les savants et les médecins interrogent avec acuité les impressions sensorielles, tentant de comprendre la solidarité des phénomènes physiques, psychiques et intellectuels dans le sujet humain. Les philosophes, les moralistes, les écrivains illustrent quant à eux cette disposition du cœur et de l’âme qu’est la sensibilité morale, définie comme la faculté d’être ému, d’éprouver de la compassion, de se sentir prédisposé à la bienfaisance. La recherche dix-huitiémiste appelle de ses vœux, depuis quelques décennies, des études transversales et croisées, qui prennent en compte l’apport des diverses cultures nationales à la constitution de ce tissu d’idées qu’on nomme Lumières. La contribution de la Suisse à la pensée et à la diffusion des Lumières a déjà été mise au jour par d’importants travaux, monographiques pour la plupart. Les productions intellectuelles suisses, et notamment francophones, ne sont toutefois pas encore entièrement défrichées et explorées. En focalisant leur attention sur les définitions et les usages de la notion de sensibilité dans les discours savants et les oeuvres littéraires, les études réunies dans ce volume ont l’ambition de montrer en quoi la Suisse de la seconde moitié du XVIIIe siècle, telle une chambre d’échos, a répercuté, diffusé, et souvent prolongé les idées de l’Europe des Lumières. Avec des figures comme Jean-Jacques Rousseau, Charles Bonnet, Samuel-Auguste Tissot ou Albert de Haller, accompagnés d’une foule d’auteurs et de penseurs moins prestigieux mais souvent extrêmement productifs, la réflexion suisse sur la sensibilité participe à la passionnante histoire de l’homme des Lumières, se libérant de la tutelle des forces unes et souveraines – Dieu, l’âme, l’autorité de droit divin ; mais s’inquiétant de la richesse foisonnante du corps sensible, ou des ambiguïtés d’une morale du sentiment.


Daniel SCHMID, Heinrich Bosshard : ein Leben zwischen zwei Welten, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 4, Genève, Editions Slatkine, 2002, 208 p. (bestellen)

Diese Studie untersucht die grossen strukturellen Veränderungen wie Agrarmodernisierung, Protoindustrialisierung, Volksaufklärung oder Alphabetisierung, welche sich in der zweiten Hälfte des 18. Jahrhunderts in der Schweiz abspielten, aus der Perspektive des Kleinbauern und Tagelöhners Heinrich Bosshard aus Rümikon bei Winterthur. Unter Beizug eines mikrohistorischen Ansatzes wird der “armen Mann aus Rümikon” gewissermassen zum Brennpunkt, in dem sich wichtige Entwicklungen seiner Zeit bündelten. Es interessiert dabei vor allem, wie er diese Veränderungen erlebte und verarbeitete.
Heinrich Bosshards Leben zeigt sowohl die neuen Möglichkeiten wie auch die Grenzen der Mobilität einer Ständgesellschaft im ausgehenden Ancien Régime auf. Neue Freiräume und Handlungsmöglichkeiten zu gewinnen bedeutete für ihn auch, sich aus bewährten, Sicherheit bietenden Institutionen wie der Dorfgesellschaft zu lösen und dadurch ein erhöhtes Mass an Unsicherheit und Ungewissheit erfahren und ertragen zu müssen. Sein tragisches Lebensende ist ein Indiz dafür, dass die erhöhte Mobilität im ausgehenden 18. Jahrhundert zumindest von einem Kleinbauern einen hohen Preis verlangte.


Eric GOLAY, Quand le peuple devint roi. Mouvement populaire, politique et révolution à Genève 1789-1794, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 3, Genève, Editions Slatkine, 2001, 688 p.  (bestellen)

Cet ouvrage a une double ambition. D’une part, mettre en lumière une période de l’histoire de Genève peu connue et le plus souvent délibérément occultée. D’autre part, livrer une tranche de vie populaire du xviiie siècle, avec ses passions et ses antagonismes, ses bons mots et ses violences, ses espoirs et ses craintes, sa raison et son utopie, son bon sens et sa folie.
La période révolutionnaire genevoise présente un intérêt multiple. Pour la première fois, le suffrage universel est intégralement appliqué dans une cité, jusqu’à l’extrême limite de ses contradictions. Pour la première fois, le langage est celui de la politique moderne que nous connaissons, même si cette politique se greffe sur une société qui nous paraît archaïque. Pour la première fois, le peuple peut s’exprimer librement, réclamer, s’organiser, agir. Et par le vote, il est consulté sur la moindre question.
Certes, cela ne va pas sans problèmes. Les principes sont trop nouveaux et le système est encore mal établi. Les oppositions sont nombreuses. De la peur d’un retour de flamme résulte une vigilance qui provoque des tensions et limite de fait la liberté d’expression : on la voudrait accordée à tous et le peuple révolutionnaire ne la donne pas aux opposants. L’expérience ne se déroule pas dans un climat économique serein. Les vivres et le travail sont rares; or, que faire de la liberté quand on a l’estomac vide ? A l’extérieur, la proximité des armées françaises a permis la Révolution, mais la France se défie de la cité demeurée indépendante.


Michael BÖHLER, Etienne HOFMANN, Peter H. REILL, Simone ZURBUCHEN (éd.), Republikanische Tugend. Ausbildung eines Schweizer Nationalbewusstseins und Erziehung eines neuen Bürgers, actes du colloque de l’ASSH à Ascona, septembre 1998, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 2, Genève, Editions Slatkine, 2000, 624 p. (bestellen)

Mit der Gründung dieser Reihe schafft die Schweizerische Gesellschaft für die Erforschung des 18. Jahrhunderts sein neues Gefäss für Publikationen zur Schweiz im Zeitalter der Aufklärung. Es ist geplant, in unregelmässigen Abständen Werke Unterschiedlichen Typs (Monographien, Sammelbände, Quellen-texte, Asbeitinstrumente usw.) zu veröoffentlichen. Die Reihe wird durch die Akten von zwei Tagungen zur Schweizer Aufklärung eröffnet. Diese sind Teil eines grösseren, von der SGEAJ und dem Center for 17th and 18th Century Studies an derUniversity of California, Los Angeles, gemeinsam durchgeführten Projekts, in dem erstmals in internationalem Rahmen die Frage diskutiert wird, ob und inwiefern die « schweizerische » Aufklärung sich von der Aufklärung in den Nachbarländern unterscheidet. Mit der Dokumentation der 1997 in Los Angeles (Bd. 1) und 1998 in Ascona (Bd. 2) geführten Diskussionen hofft die SGEAJ, der Erforschung des schweizerischen 18. Jahrhunderts im In – und Ausland neue Impulse zu verschaffen. Es istvorgesehen, in Anlehnung an die in Bd. 1 praktizierte Regelung Beiträge in den Landessprachen sowie in englischer Schprache zu publizieren.


Patrick COLEMAN, Anne HOFMANN, Simone ZURBUCHEN (éd.), Reconceptualizing Nature, Science ans Aesthetics: contribution à une nouvelle approche des Lumières helvétiques, proceedings of the conference organized by the Center for 17th & 18th Century Studies (University of California, Los Angeles – William Andrews Clark Memorial Library) February 27 – March 2 1997, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 1, Genève, Editions Slatkine, 1998, 272 p. (bestellen)